Miliana est la divine surprise qu'un voyageur désabusé du sort de nos cités peut encore rencontrer de nos jours. Une ville cachée du mauvais œil. Perchée sur son piédestal à 750 mètres d'altitude sur le Zaccar El-Gharbi, elle regarde se déchaîner les hommes à ses pieds, dans la plaine du Chélif.
Un heureux hasard l'a maintenue telle quelle entre ses murs, derrière quelques pans de son antique rempart. Telle quelle, c'est-à-dire comme un site citadin exceptionnel que traverse une mélodie de musique andalouse à couper le souffle. Un musée à ciel ouvert.
« Miliana et ses pentes vertes, ses vergers enchevêtrés de tournesols, de figuiers, de cougourdiers, comme nos bastides des provençales »
— Alphonse Daudet
Il y avait 26 mosquées à Miliana au moment de l'occupation française. Celle de Sidi Ahmed Benyoucef aura sans doute le mieux résisté. La Montagne du Zaccar a donné son fer aux colons, puis sa pierre à la ville. Les Mines de fer ont fermé au début des années 1970 ; elles étaient le principal employeur de Miliana.